Le 25 mai 2026, jour de la Pentecôte, le pape Léon XIV a publié une encyclique intitulée Magnifica Humanitas. Ce texte, composé de 242 articles, offre une réflexion profonde sur l’intelligence artificielle et sa relation à la dignité humaine.
L’encyclique présente un choix décisif : d’un côté, la tour de Babel numérique — technologie sans fondement moral qui réduit les individus aux performances et élimine la diversité ; de l’autre, une société construite par des actions fraternelles, inspirée du modèle de Néhémie. Le pape précise que l’IA n’est pas intrinsèquement bonne ou mauvaise, mais son impact dépend entièrement des décisions humaines qui la dirigent.
En trois domaines clés, le document souligne les vulnérabilités actuelles. D’abord, la communication : les réseaux sociaux et les algorithmes menacent de fragmenter la société en diffusant des mensonges et en manipulant l’esprit collectif. Ensuite, le travail : l’automatisation entraîne une perte de dignité pour des milliers de personnes, créant des formes de dépendance économique et psychologique. Enfin, la liberté personnelle est menacée par les systèmes de surveillance qui réduisent l’autonomie individuelle.
Le pape Léon XIV appelle à une réflexion collective pour transformer ces défis en opportunités d’humanité. « L’IA n’est pas une menace, mais un miroir qui exige notre responsabilité éthique », écrit-il. Le document conclut en invitant chaque citoyen à contribuer activement à la reconstruction d’une société justes et fraternelles.
Ce texte marque l’un des moments les plus importants dans l’histoire de l’Église pour répondre aux défis technologiques contemporains, tout en rappelant que le véritable progrès repose sur la dignité humaine et la solidarité.