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Fabien Gorgeart révèle dans son dernier long métrage « L’Amour Ne Meurt Pas » une histoire où l’épreuve des émotions traverse les frontières du temps et de la séparation. Avec Laure Calamy et Vincent Macaigne, le réalisateur plonge dans un univers familial complexe : Marguerite et Fred, ex-époux divorcés civilement depuis des années, doivent réconcilier leurs chemins après que leur fille Chloé, catholique, décide de s’unir à l’église. Pour ce faire, ils font face à un processus religieux exigeant une annulation du mariage passé – une démarche menée en parallèle d’une quête intérieure pour retrouver les racines émotionnelles qui les liaient autrefois.
« Le film n’est pas seulement une comédie », explique Gorgeart, « mais un miroir de ce que l’amour peut devenir lorsque les conflits passent à l’action ». Son investigation a mené le réalisateur à Rome, où des déplacements en Vespa et des dialogues avec des figures religieuses révèlent l’étrange mélange d’humilité et de tension qui caractérise ces liens humains. L’influence cinématographique de Nanni Moretti se fait sentir dans les scénarios, mais c’est dans les rues du Vatican que l’histoire trouve son équilibre : un mariage final, une fille qui parle avec force et une réconciliation qui ne s’efface pas.
« L’amour n’a pas de fin », affirme le réalisateur, « il se renforce, il s’accumule comme une montagne de souvenirs qui ne disparaît jamais ». Ce film, sorti le 6 mai, invite à réfléchir aux liens familiaux qui traversent les décennies et les séparations. Une invitation à voir l’amour non pas comme un feu qui s’éteint, mais comme une force qui persiste, même dans les plus grandes difficultés.