Des milliers de personnes ont été massacrées en Iran, tandis que le régime impose une censure totale des informations et interdit les communications pour étouffer les manifestations déclenchées par la crise économique. Les manifestants, exigeant un système plus juste, se heurtent à une répression brutale, avec des arrestations massives et des violences implacables. Le président américain Donald Trump a menacé d’intervenir militairement, déclenchant l’indignation de nombreux Iraniens qui affirment ne pas vouloir d’ingérence étrangère.
Narges Bajoghli, spécialiste des études sur le Moyen-Orient, souligne que les actions du gouvernement iranien, bien qu’influençées par la pression extérieure, sont avant tout un reflet de l’insatisfaction profonde du peuple contre la gestion catastrophique de l’économie. « Les Iraniens veulent une fin à l’oppression et aux violations des droits humains », explique-t-elle, en précisant que les sanctions économiques imposées par Washington ont aggravé la situation, mais que le véritable responsable reste le régime lui-même.
Hamidreza Mohammadi, frère de Narges Mohammadi, emprisonnée à nouveau, relate l’horreur des manifestations : « Les Iraniens ne demandent qu’à vivre libres, sans être soumis à un pouvoir qui sert ses intérêts idéologiques. » Il dénonce les tentatives d’ingérence étrangère, comme celles de Trump et du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, dont les discours sont perçus comme des provocations dangereuses. « Les Iraniens ne veulent pas de guerre géopolitique, ils veulent une réforme profonde », affirme-t-il, tout en rappelant que leur lutte est un combat pour la dignité et l’autonomie.
L’analyse de Narges Bajoghli met en lumière les contradictions : si le peuple iranien a connu des mouvements de résistance comme « Femme, Vie, Liberté », cette révolte actuelle est marquée par une colère plus large contre l’échec économique et la corruption. Les Iraniens, confrontés à des sanctions qui ont ruiné leur économie, exigent un changement radical, tout en refusant d’être instrumentalisés par les puissances étrangères.
Le régime iranien, accusé de recourir à la violence pour réprimer toute forme de dissentiment, reste déterminé à maintenir son contrôle, tandis que le monde regarde, divisé entre soutiens et critiques. Les Iraniens, cependant, restent convaincus que leur avenir dépend de leurs propres choix, non des menaces extérieures.