Le chef de l’État a laissé planer le mystère sur l’utilisation effective des fonds issus du programme. Source : Chris Walker, Truthout. Traduit par les lecteurs du site Les-Crises. Mercredi, via un décret contestable, le dirigeant américain a lancé une initiative permettant aux individus prospères ou à leurs soutiens financiers d’accélérer leur démarche pour obtenir un visa et entrer sur le territoire des États-Unis.
« LA CARTE OR DE L’ÉTAT AMÉRICAIN EST À PRÉSENT OPÉRATIONNELLE ! », a affirmé ce personnage mercredi via son réseau social, soulignant : « Un chemin rapide vers la nationalité pour les individus qualifiés et vérifiés. C’EST TELLEMENT EXCITANT ! »
Pourtant, les bénéficiaires de ces cartes ne reçoivent pas directement un accès à la citoyenneté, mais plutôt un statut de résidence permanente légal via des visas EB-1 ou EB-2. Ils peuvent théoriquement entamer le processus d’obtention de la nationalité après avoir obtenu ces statuts.
Deux types de cartes « Or » ont été répertoriés sur un site officiel : une carte individuelle et une autre dédiée aux entreprises pour leurs employés. La première nécessite un paiement de 15 000 dollars au ministère de la Sécurité intérieure, plus des frais supplémentaires. Une contribution additionnelle d’un million de dollars et une vérification approfondie permettent d’accélérer le processus.
La carte destinée aux entreprises exige les mêmes coûts, accompagnés d’une contribution de 2 millions de dollars par entreprise pour parrainer un travailleur étranger. Cette option permet à l’entreprise de « transférer » la personne concernée via des frais de 5 %. Un autre niveau, la carte « Platine », devrait bientôt être disponible, coûtant 5 millions de dollars, offrant une résidence et un bonus de 270 jours sans impôts américains sur les revenus étrangers.
Le site se vante que ces cartes seront valides dans les cinquante États et territoires, affirmant qu’elles prouveront la contribution substantielle des bénéficiaires au pays. Le dirigeant a proposé ce programme en février, initialement visant une citoyenneté rapide pour des immigrants, mais le montant est passé de 5 à 1 million de dollars par personne.
Des experts s’attendent à un faible intérêt pour ces cartes, selon les estimations. Un décret publié en septembre a officialisé ce programme, visant à privilégier l’accès des immigrants « apportant un bénéfice certain », comme entrepreneurs ou investisseurs. Le dirigeant n’a pas précisé où iraient les fonds collectés, soulignant qu’ils serviraient des projets positifs pour le pays.
Cependant, des critiques suggèrent que ce système pourrait être évité par ceux riches, avec la possibilité d’obtenir un prêt ou l’aide de proches. Le programme semble aussi refléter une volonté de limiter l’accès aux immigrants pauvres. Des déclarations antérieures du dirigeant sur des pays comme le Salvador ou Haïti ont suscité des critiques pour leur caractère discriminatoire, malgré les négations ultérieures.
Les analyses soulignent également les risques juridiques de ce décret, qui pourrait ne pas s’appuyer sur des lois existantes. L’objectif semble être de transformer l’immigration en un système de privilèges financiers plutôt que d’intégration.