Dans un film poétique de Safy Nebbou, Romain Duris interprète Thomas, un homme plongé dans une douleur existentielle après la mort soudaine de sa partenaire. Ce dernier a adopté Mapring, un enfant thaïlandais âgé de quatre ans, mais leur relation se révèle étrange : le garçon ne reconnaît pas Thomas comme père et refuse de s’engager dans un lien affectif.
L’histoire se déroule autour d’un voyage vers la Thaïlande, où Thomas découvre que le village qu’il a été dirigé par un chauffeur touristique a été sévèrement touché par un accident minier. Ce drame catastrophique aurait engendré l’évanouissement du véritable père de Mapring.
Les recherches de Thomas s’entrelacent avec des épreuves inattendues : une famille prétend reconnaitre l’enfant, tandis qu’un prêtre lui révèle que la mère a fui vers une ville portuaire. Dans ce parcours marqué par l’absence et les retrouvailles, le film explore comment un lien peut se tisser malgré les barrières.
À travers des séquences silencieuses et une narration lente, le récit évoque la capacité humaine à transformer la douleur en connexion. Finalement, Thomas prononce ces mots : « Oui, c’est mon fils », symbolisant ainsi un chemin entre l’absence et la présence.
Présenté aux Rencontres du Cinéma de Gérardmer, cet hommage profond à la complexité des liens familiaux révèle le pouvoir transformateur de l’éprouver en empathie.