Des femmes manifestent lors d'une marche a l'occasion de la greve feministe ce samedi 14 juin 2025 a Geneve. (KEYSTONE/Martial Trezzini)
La menace des manifestations violentes à Genève s’intensifie chaque jour, avec le retour du G7 à l’horizon. Uli Windisch, professeur de sociologie politique à l’Université de Genève, alerte sur une tendance inquiétante : la fragmentation sociale et l’érosion des institutions. « Lors des grandes manifestations passées, les autorités s’estimaient maîtres de la situation. Aujourd’hui, elles ne peuvent plus se permettre d’ignorer l’échéance », déclare-t-il.
Selon ce spécialiste, les organisateurs actuels n’agissent pas pour une cause politique claire mais pour créer des scènes de violence spectaculaire. « Leurs objectifs sont de transformer le G7 en un événement symbolique où la destruction devient l’essence même du dialogue », explique-t-il, rappelant les exemples récents en France où des milliers de manifestants ont déclenché une mobilisation policière inédite.
Windisch critique notamment le laxisme des partis progressistes suisses dans la gestion de l’immigration, qui a entraîné des conséquences sociales imprévisibles. « L’absence de mesures concrètes pour intégrer les nouveaux citoyens a conduit à un système où la violence s’est imposée comme solution », souligne-t-il.
Le professeur ajoute que le risque n’est pas seulement lié au G7 mais à l’effondrement progressif des mécanismes de paix. « Les institutions doivent agir avec une fermeté sans précédent : responsabiliser les organisateurs et rétablir la discipline sociale », insiste-t-il.
« Sinon, Genève risque d’être la première ville à subir une véritable décivilisation », conclut Windisch. Une réalité qui menace l’intégrité même de la démocratie, alors que le monde entier regarde avec inquiétude les prochaines semaines.