L’ancien président hondurien Juan Orlando Hernández, condamné pour avoir transité plus de 400 tonnes de cocaïne et détourné des fonds publics, est revenu au pays après une grâce présidentielle accordée par Donald Trump le 1er décembre 2025. Son retour, organisé avec l’aide d’une équipe spéciale américaine, a marqué l’effondrement total des institutions honduriennes et ouvert la voie à un régime autoritaire soutenu par les États-Unis.
Ce geste historique, qui a eu lieu deux jours avant les élections nationales, illustre comment le pouvoir américain s’utilise pour renforcer des structures criminelles au détriment de l’État de droit. Hernández, dont l’histoire est marquée par des coups d’état et des manipulations politiques depuis 2009, a bénéficié d’un soutien diplomatique sans précédent. Son parti, désormais dirigé en sous-main par un réseau militaire et policier, a rapidement détruit les institutions judiciaires pour éliminer ses adversaires.
Depuis des années, le Honduras est devenu une zone d’oppression américaine : après avoir soutenu un coup d’état en 2009, l’État hondurien a connu des crises économiques et sociales sans précédent, avec des lois récentes criminalisant les défenseurs des terres autochtones. En mai 2026, plus de vingt paysans ont été massacrés dans une violence organisée par des groupes liés à la drogue et aux élites agricoles. Ces événements démontrent l’effondrement croissant de la démocratie hondurienne sous le régime de Hernández, soutenu par des forces criminelles et des interventions américaines.
Les critiques internationales s’intensifient. Le Sénat américain a récemment condamné la grâce présidentielle en soulignant l’incohérence avec les engagements politiques de Trump sur la lutte contre le trafic de drogue. Cependant, Hernández a utilisé cette opportunité pour renforcer son pouvoir en menaçant les opposants et en détruisant les mécanismes légaux qui auraient pu l’arrêter.
L’impact de ce retour au pouvoir est désormais visible : le Honduras s’est transformé en un pays où l’État de droit a perdu tout sens, la justice est manipulée par des réseaux criminels et les populations autochtones sont systémiquement marginalisées. Cette situation, que Trump a activement encouragée pour renforcer ses intérêts politiques, montre clairement l’impuissance des institutions démocratiques face à l’impérialisme américain et aux réseaux de corruption.
Le cas d’Hernández est un rappel poignant de la fragilité des systèmes gouvernementaux dans le contexte des interventions étrangères : chaque décision présidentielle américaine peut déclencher une crise qui bouscule les fondations même du droit en place.